Nostalgie

 

Edward BODSON :

Je vous parle d'un temps
Que les moins de vingt ans
Ne peuvent pas connaître,
Comme il est dit dans la chanson du grand maître
Nos voitures n'étaient pas conçues par ces engins
Calculateurs qu'un jour on a baptisé du nom d'ordinateurs.
Chacune avait sa ligne bien à elle.
Et, il ne fallait pas comme maintenant
Se pencher vers le coffre de la merveille pour y lire la marque du fabriquant.
D'un seul coup d’œil on la reconnaissait
Sa ligne, de discussions était sujet.
Et la mécanique, bien sûr importante,
Sur la robe de la belle n'était pas prépondérante.
Aujourd'hui, pour des raisons de pollution,
Les carbus ont cédé la place à l'injection.
Supplantées les vis platinées.
Fini la haute couture personnalisée.
Plus besoin de tests comparatifs.
Anglaises, françaises ou japonaises, c'est kif-kif.
Au nom du progrès tout s'est compliqué.
Nos bolides, de systèmes électroniques sont truffés.
Ce qui fait dire au spécialiste du coin,
Penché vers la machine à détecter la panne de la chose inerte et sans âme
C'est l'ordinateur de bord qui est naze
Et, il vous faudra pour que ça gaze
débourser quelques vingt-cinq mille francs
C'est plus cher qu'avant !
Mais vous gagnez un litre au cent.

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Jacques FONTAINE :

Je suis toujours content de trouver la revue du club dans ma boîte aux lettres !!!
J’oublie tout, je m’installe dans mon fauteuil et au diable tout le reste.
Je m’octroie ces quelques moments en égoïste pour lire les commentaires de ces passionnés de vieilles voitures.

Mais au fait comment devient-on passionnés de ces ancêtres ? Je vous le dis, tous des grands nostalgiques ! Soit de leurs 20 ans, soit de la voiture qu’on ne pouvait pas se payer, ou bien un copain qui lui roulait en Triumph.

J’ai une anecdote à ce sujet là. En fin de secondaires supérieures (1969...), un élève avait reçu une TR3 de son papa (le veinard) qui déjà en ce temps-là, avait une certaine allure. William, appelons le ainsi, avait plus de succès avec les filles qu’avec les profs ! Il avait une inclination pour une de mes voisines et un jour à la sortie de l’école, William me proposa de me raccompagner chez moi... Pas pour mes beaux yeux vous l’aurez compris ! Mais c’est ainsi que pour la première fois, je mis mon postérieur dans une TR3 ! Sacré William.
A propos il s’était fait imprimer des cartes de visite au nom de: « William de Bornival » (Ca s’invente pas, dirait Edward) pour les distribuer à ses conquêtes...

Pour ma part, je me contente de mon oldtimer pourvu qu’elle roule et pour les filles je cours après mais je ne sais plus pourquoi ?

Alors racontez vos histoires et à bientôt.