Prendre les compressions

-Bonjour Monsieur le garagiste

-Bonjour Monsieur le client

-Voilà, je vous amène ma voiture. Elle fume, elle ratatouille, elle crachote par le trou de la jauge,elle tire pas . Bref elle va pas bien… « KESKELLA ? »

-On va voir ça !

-Et pour commencer on va prendre les compressions.

-Ah que voilà une idée qu'elle est bonne.

Prendre les compressions est à la portée de tous et permet dans une certaine mesure de se rendre compte de l'état d'un moteur.

Lors de l'achat d'une voiture s'il n'y avait qu'une seule vérification à effectuer, ce serait la première chose à faire.

Encore que, dans le cas d'une occasion – nos anciennes étant toutes par nature des occasions malgré le côté un peu péjoratif du terme – certains vendeurs peu scrupuleux utilisent certains produits « masquant » en partie les défauts d'étanchéité.

Inutile de dire que l'efficacité des dits produits est très temporaire et qu'aucun de ceux-ci ne sera jamais capable de remplacer le métal disparu.

Mais revenons à notre prise de compression.

Marche à suivre :

•  Déconnecter l'arrivée de courant à la bobine.

•  Repérer avec une petite étiquette placée sur les fils de bougie l'ordre dans lequel il faudra les replacer

1 2 3 4 etc… en partant de l'avant. Ca empêchera de se tromper en les rebranchant.

•  Déconnecter ces fils

•  Pour plus d'accessibilité, il vaudra mieux déconnecter le fil de haute tension à la bobine et retirer le couvercle du distributeur.

•  Enlever les bougies.

•  Visser l'embout du compressiomètre à la place de la première bougie.

•  Ouvrir et maintenir les gaz à fond (au niveau du carburateur par un moyen de fortune ou se faire aider par quelqu'un qui enfonce à fond la pédale d'accélérateur).

•  Actionner le démarreur jusqu'au moment où l'aiguille du manomètre s'immobilise (en général entre 5 et 10 secondes).

•  Lire et noter l'indication.

•  Remettre le compressiomètre à zéro.

•  Agir de la même manière avec chaque cylindre.

•  Comparer les pressions notées.

Selon les types de moteurs la pression moyenne doit être comprise entre 8,5 et 13 bars (kg/cm2).

Une lecture de 10,9 – 11,0 – 10,7 – 10,8 pour un 4 cylindres sera satisfaisante.

Plus on va descendre sous ces valeurs, plus le moteur trahira son usure.

Mais ce qui importe surtout c'est qu'il n'y ait pas de différence flagrante entre les mesures.

Ex : un des cylindres donne 6 de compression alors que les autres sont aux environs de 10.

Ca signifie que ce cylindre a un problème. Soit du côté étanchéité de l'ensemble cylindre / piston / segments, soit au niveau de la culasse et des soupapes.

Petit truc pour savoir où chercher :

Verser par le trou de la bougie un peu d'huile assez épaisse, laisser l'huile bien s'étendre sur la tête du piston, actionner le démarreur quelques secondes, reverser encore un chouilla d'huile, revisser le compressiomètre et reprendre la compression.

Rien n'a changé, il marque toujours 6. Diagnostique : mauvaise étanchéité soupape/culasse

La compression est remontée. Diagnostique : Segmentation usée, cassée, ovalisation du cylindre.

Et quand il y a chute de la compression entre 2 cylindres voisins (ex : 2 et 3), il y a fort à parier que le joint de culasse laisser repasser les gaz lors de la compression de l'un dans l'autre.

De toute façon il faudra « mécaniquer » car comme déjà dit, le produit-remède miracle reste encore à inventer.

Et comme en mécanique tout peut arriver, toute cette opération de contrôle effectuée moteur froid peut très bien donner satisfaction. Il faudra alors tout recommencer moteur chaud. -Bonjour Monsieur le garagiste

-Bonjour Monsieur le client

-Voilà, je vous amène ma voiture. Elle fume, elle ratatouille, elle crachote par le trou de la jauge,elle tire pas . Bref elle va pas bien… « KESKELLA ? »

-On va voir ça !

-Et pour commencer on va prendre les compressions.

-Ah que voilà une idée qu'elle est bonne.

Prendre les compressions est à la portée de tous et permet dans une certaine mesure de se rendre compte de l'état d'un moteur.

Lors de l'achat d'une voiture s'il n'y avait qu'une seule vérification à effectuer, ce serait la première chose à faire.

Encore que, dans le cas d'une occasion – nos anciennes étant toutes par nature des occasions malgré le côté un peu péjoratif du terme – certains vendeurs peu scrupuleux utilisent certains produits « masquant » en partie les défauts d'étanchéité.

Inutile de dire que l'efficacité des dits produits est très temporaire et qu'aucun de ceux-ci ne sera jamais capable de remplacer le métal disparu.

Mais revenons à notre prise de compression.

Marche à suivre :

•  Déconnecter l'arrivée de courant à la bobine.

•  Repérer avec une petite étiquette placée sur les fils de bougie l'ordre dans lequel il faudra les replacer

1 2 3 4 etc… en partant de l'avant. Ca empêchera de se tromper en les rebranchant.

•  Déconnecter ces fils

•  Pour plus d'accessibilité, il vaudra mieux déconnecter le fil de haute tension à la bobine et retirer le couvercle du distributeur.

•  Enlever les bougies.

•  Visser l'embout du compressiomètre à la place de la première bougie.

•  Ouvrir et maintenir les gaz à fond (au niveau du carburateur par un moyen de fortune ou se faire aider par quelqu'un qui enfonce à fond la pédale d'accélérateur).

•  Actionner le démarreur jusqu'au moment où l'aiguille du manomètre s'immobilise (en général entre 5 et 10 secondes).

•  Lire et noter l'indication.

•  Remettre le compressiomètre à zéro.

•  Agir de la même manière avec chaque cylindre.

•  Comparer les pressions notées.

Selon les types de moteurs la pression moyenne doit être comprise entre 8,5 et 13 bars (kg/cm2).

Une lecture de 10,9 – 11,0 – 10,7 – 10,8 pour un 4 cylindres sera satisfaisante.

Plus on va descendre sous ces valeurs, plus le moteur trahira son usure.

Mais ce qui importe surtout c'est qu'il n'y ait pas de différence flagrante entre les mesures.

Ex : un des cylindres donne 6 de compression alors que les autres sont aux environs de 10.

Ca signifie que ce cylindre a un problème. Soit du côté étanchéité de l'ensemble cylindre / piston / segments, soit au niveau de la culasse et des soupapes.

Petit truc pour savoir où chercher :

Verser par le trou de la bougie un peu d'huile assez épaisse, laisser l'huile bien s'étendre sur la tête du piston, actionner le démarreur quelques secondes, reverser encore un chouilla d'huile, revisser le compressiomètre et reprendre la compression.

Rien n'a changé, il marque toujours 6. Diagnostique : mauvaise étanchéité soupape/culasse

La compression est remontée. Diagnostique : Segmentation usée, cassée, ovalisation du cylindre.

Et quand il y a chute de la compression entre 2 cylindres voisins (ex : 2 et 3), il y a fort à parier que le joint de culasse laisser repasser les gaz lors de la compression de l'un dans l'autre.

De toute façon il faudra « mécaniquer » car comme déjà dit, le produit-remède miracle reste encore à inventer.

Et comme en mécanique tout peut arriver, toute cette opération de contrôle effectuée moteur froid peut très bien donner satisfaction. Il faudra alors tout recommencer moteur chaud.